On a plein de tomates, trop de tomates au jardin.. donc faut en faire des conserves..
Tu es dans la cuisine, avec cette impression de perdre ton temps, que la vraie vie n’est pas là… Mais bon, faut les faire ces tomates, on va pas les laisser pourrir quand même…
Donc comme d’hab, tu mets la radio, espérant d’abord que sur France Culture il y ait quelque chose de nourrissant qui calme ton appétit d’autre chose… “Master Class…”
A la fois je suis toujours curieux de savoir comment “font” les artistes, en même temps je suis jaloux qu’on ne m’ai jamais  demandé pour une master class… j’aurais des trucs à dire :)… et puis, il y a toujours cette façon de mettre en évidence que les artistes sont des gens à part avec une vie tellement extraordinaire…
Bon, j’ai lavé les tomates, et je les découpe en morceaux, j’ai bien affûté le couteau, parce que pour les tomates, faut que ça coupe.. je m’entamerais d’ailleurs ,le majeur gauche, sans gravité…
Dans le poste j’entends une vieille dame qui dit “je ne pouvais pas rester comme ça avec Maywald, j’ai donc décidé de …
La vieille dame est une photographe Sabine Weiss, elle a  96 ans…
C’est ce nom “Maywald” qui me fait tilter… Je rembobine ma mémoire; Maywald, était un ami de mes parents réfugié comme eux, et puis c’était un photographe côté.. et il se fait qu’il nous a un peu photographié… et que j’ai ici dans mon bureau une photo, plus ancienne, où l’on voit mes parents réfugiés à Cagne sur Mer, pendant la guerre, survivant en faisant et vendant des chaussures en raphias…
 
Ce que j’ai en mémoire c’est que, c’est plus ou moins mon père qui créait des modèles, fabriquait des métiers à tisser adéquats et que ma mère peinait comme c’est pas possible à manipuler ce raphia qui  ne se laissait pas faire… Mais  ça se vendait bien…vu la pénurie générale… Et que même, ils pouvaient manger des gâteaux… (euh, c’est pas sûr, mais bon, les souvenirs..)
 
Donc c’est ce que j’avais en mémoire…
Je vais chercher sur Wikipédia le fameux Maywald et je lis à propos de lui:
 
Après bien des pérégrinations, il s’échappe, et trouve refuge chez des amis à Cagnes-sur-Mer. Dans l’attente d’un visa pour l’Amérique, il se lance dans la fabrication de souliers et accessoires en raphia. Son petit commerce fonctionne assez bien, soutenu par le « Varian Fry Rescue Committee » qui s’occupe des réfugiés. Sa production se vend sur toute la Côte d’Azur.
 
 
Tiens c’est marrant, l’histoire est autre…
(Une amie en voyant la photo sera frappé par l’idée que le cadre de la photo soit le cadre de la fenêtre… travail d’artiste?)
Bon faut que j’aille faire les étiquettes pour les 12 pots avec dessus  01/08/20 x douze fois…
 
 
 
 

Catégories : Introspection

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